27.08.2008
Les pillages de la Révolution française (2)
La révolution Française
Le 14 Juillet
(2)
Camille Desmoulins au Palais-Royal - Le prince de Lambesc - L’agitation croît

Le Prince de Lambesc, à la tête du Royal-Allemand, pénètre aux Tuileries, le 12 juillet 1789 - Dessin de Prieur - Musée Carnavalet
Vers onze heures du matin, la ville apprend le renvoi de Necker. Capitalistes et rentiers, flairant la banqueroute, se tournent contre le pouvoir. Les agents de change décident de fermer la Bourse le lendemain lundi, Des banquiers, Delessert, Coindre, Prévôteau, font des dons de vivres et d’argent. De leur côté, Laclos, Sillery et leur bande ne se montrent pas inactifs. Le peuple, mêlé de gens sans aveu, s’amasse au Palais-Royal.
Dans l’après-midi, plusieurs orateurs le travaillent. Le plus âcre, Camille Desmoulins, sortant du café de Foy établi sous les galeries, saute sur une chaise et, tenant d’une main une épée nue, de l’autre un pistolet, crie : « Aux armes ! » Puis il jette des mots hachés : « J’arrive de Versailles, Necker est chassé ; c’est le tocsin d’une Saint-Barthélemly de patriotes. Ce soir même tous les bataillons suisses et allemands sortiront du Champ-de-Mars pour nous égorger. Une ressource nous reste, c’est de courir aux armes ! » Vingt mille voix hurlent : « Aux armes ! » Quelqu’un arrache une feuille de marronnier et la glisse dans la ganse de son chapeau : « Il nous faut une cocarde pour nous reconnaître. Celle-ci a la couleur de l’espérance ! » Tous la prennent, au point que les branches sont dépouillées.

1) Camille Desmoulins - gravure de Levachez
2) Au Palais-Royal, Camille Desmoulins proteste contre le renvoi de Necker, le 12 juillet 1789 - d'après Prieur
Un long cortège, brandissant des bâtons chargés de rubans verts et de banderoles, va, boulevard du Temple, au musée de cires de Curtius et là se fait livrer les bustes de Necker et du duc d’Orléans. On les voile de crêpe noir : un Savoyard porte l’effigie du ministre, un jeune homme en habit de soie rayée celle du prince. La colonne descend le boulevard et les vieilles rues populaires, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Honoré. Un cri s’élève : « Point de spectacles, c’est un jour de deuil ! » Aussitôt, théâtres, cafés, boutiques accrochent leurs volets. A la place Vendôme, un détachement de dragons du Royal-Allemand veut arrêter le cortège. Quelques coups de feu partent, les porteurs de buste sont atteints. Mais d’autres les remplacent et, sous une grêle de pierres, les cavaliers reculent vers la place Louis XV.

La charge du Prince Lambesc aux Tuileries, le 12 juillet 1789 - auqarelle de Sergent - Collection particulière
Sans instructions du maréchal de Broglie, Besenval y a massé plusieurs escadrons étrangers. La foule les presse, les insulte, leur lance des pierres, des gravois d’un chantier de construction. Longtemps, ils demeurent sans broncher. Besenval, par crainte des reproches de la cour, se décide à faire évacuer la place. Il en donne l’ordre au prince de Lambesc, colonel du Royal-Allemand. Très jeune, tête à l’évent, Lambesc est bien incapable de remplir une mission si délicate. Il se fait deux fois répéter l’ordre. Enfin il part avec ses dragons vers les Tuileries. De la terrasse, on leur jette des bouteilles, des chaises... Les cavaliers s’énervent, ils répondent par des coups de plat de sabre. Dans la bousculade, un homme âgé est renversé et blessé. Le pont tournant dégagé, Lambesc revient sur la place.

Le peuple exige la fermeture de l'Opéra, le 12 juillet 1789 - dessin de Prieur - Musée Carnavalet
Aussitôt d’extravagantes nouvelles courent la ville : « L’atroce Lambesc a sabré des promeneur inoffensifs. Lui-même a égorgé de sa main un vieillard à genoux qui demandait grâce !... » La colère ricoche de quartier en quartier. Tous les éléments impurs d’une ville de 800.000 âmes, les miséreux, les vagabonds, les voleurs, rassemblés par un mystérieux signal, descendent vers les quartiers du centre. En un clin d’œil, les boutiques des armuriers sont enfoncées. On se précipite à l’Hôtel de ville pour chercher des fusils. Pas un magistrat municipal. Quelques électeurs tentent d’apaiser la foule. Ils sont débordés, menacés : « Des armes, il nous faut des armes ! »
A la fin, ils cèdent. Le peuple chasse les patrouilles du guet et un homme en chemise déchirée, sans bas ni souliers, un fusil sur l’épaule, se poste en sentinelle au seuil de la Grand’Salle. Les gardes françaises, sorties de leur caserne, rue Verte, à l’appel d’un agent orléaniste, Gonchon, le « Mirabeau des faubourgs », aux traits affreux, mais plein de faconde et d’audace, marchent sur la place Louis XV pour en chasser les soldats étrangers. Ils tirent sur eux, en blessent trois. Lambesc, reculant devant la terrasse, commande aux troupes de se replier sur les Champs-Elysées et de là sur le Champ-de-Mars. Besenval ne tente aucune manœuvre. Il livre Paris à l’insurrection.

Paris gardé par le peuple, la nuit du 12 au 13 juillet 1789 - dessin de Prieur - Musée Carnavalet
La nuit est tombée, étouffante et grosse d’un indistinct tumulte. Le tocsin sonne à l’hôtel de ville, à Notre-Dame, puis dans toutes les églises. Partout des figures patibulaires. De grands feux s’allument. Les gardes-françaises maintiennent d’abord un semblant d’ordre. Ils n’empêchent pas pourtant les insurgés de brûler les barrières de l’octroi et, le jour venu, de valider les boutiques et les débits de boissons, de délivrer les détenus de la prison de la Force, de s’emparer au Garde-Meuble d’armures, de casques et de piques, de saccager l’hôtel du lieutenant de police et de se porter aux pires violences dans le couvent des Lazaristes où ils pensaient trouver des monceaux de blé.
Tout dans le monastère est mis en pièces. Il y a des morts. Le vin des pères aidant, une sarabande objecte s’étale dans les rues. Des coquins, affublés d’habits sacerdotaux, gambadent, chantent des cantiques, ou, verre en main, forcent les femmes qu’ils rencontrent à trinquer à la santé du roi. Il faudra jeter hors de l’Hôtel de ville cent cinquante ivrognes qui, après un hideux vacarme, s’y sont endormis.

Pillage des armes au garde-meuble, le 13 juillet 1789 - dessin de Prieur - Musée Carnavalet
Versailles, toute la journée du 12 juillet, n’a rien su, a tout craint. Le 13, à neuf heures, l’Assemblée entre en séance. Elle est inquiète et morne. Mounier propose de faire connaître au roi que les ministres d’hier ont emporté sa confiance et que ceux d’aujourd’hui n’en hériteront pas. Lally-Tollendal fait l’éloge de Necker. Conduite par l’archevêque de Vienne, président de l’Assemblée, une députation va au château demander le renvoi des troupes et la création d’une milice bourgeoise pour la défense de la ville contre les « brigands ». Louis répond avec rudesse que Paris ne saurait se garder lui-même et que les mesures qu’il a prises seront maintenues.
L’Assemblée alors s’indigne et à l’unanimité vote un ordre du jour qui montre combien les esprits ont évolué. Exprimant son estime et ses regrets aux ministres disgraciés, elle déclare leurs successeurs et les conseils du roi, quelque état ou rang qu’ils puissent avoir, responsables des malheurs présents et de tous ceux qui peuvent suivre, elle garantit la dette publique et une fois encore repousse toute idée de banqueroute. Enfin elle se constitue en permanence. La Fayette, nommé vice-président pour suppléer le vieil archevêque, tient la première séance de nuit qui n’est qu’une veillée sans délibération, mais dont la gravité hostile devrait avertir la cour.

Pillage de la Maison de Saint-Lazare, le 13 juillet 1789 - dessin de Prieur - Musée Carnavalet
Dans le même temps, à Paris, les électeurs, réunis à l’Hôtel de ville, forcent la main au prévôt des marchands Flesselles, et établissent un Comité permanent où vingt-trois des leurs viennent se placer aux côtés du prévôt, des échevins et de quelques autres membres de l’ancien bureau de ville. Ce comité organise une milice. Forte de quarante-huit mille hommes, elle portera la cocarde rouge et bleue, aux couleurs de la ville. Comme il lui faut des armes, on en demande à Flesselles, qui consulte Versailles et amuse le tapis par des subterfuges. Il ne voit pas que le seul moyen d’éviter de nouveaux excès est de constituer solidement cette garde bourgeoise. Pour les troupes du Champ-de-Mars, Besenval n’ose plus les faire bouger. Trop court d’esprit pour apprécier le péril, il attend...
On a commandé cinquante mille piques qui doivent être forgées le surlendemain. On a de la poudre ; un bateau a été saisi qui en portait à Rouen. Trente-cinq barils sont déposés dans une salle basse de l’Hôtel de ville sous la garde d’un électeur, le remuant abbé Lefebvre, qui les défend et assure leur distribution.

Le curé de Saint-Etienne-du-Mont mène ses paroissiens au pillage des Invalides, le 14 juillet 1789 - aquatinte de Guyot
La nuit du 13 au 14 s’écoule dans cette fièvre. La ville demeure éclairée jusqu'à l’aube. Milice et gardes-françaises maintiennent l’ordre par des patrouilles. Au matin, les orléanistes répandent le bruit que les troupes du maréchal de Broglie entourent Paris. Le peuple exigeant des fusils pour se défendre, le procureur du roi près la ville, Ethis de Corny, vient réclamer au gouverneur des Invalides, le vieux Sombreuil, ceux qu’il a promis la veille pour la garde bourgeoise. Sombreuil, comme Flesselles, use de moyens dilatoires.

Patrouille bourgeoise dans les rues de Paris, la nuit du 13 au 14 juillet 1789 - gravure de Sergent
Corny attend, et la cohue qui l’a accompagné. On y voit, bizarre mélange, des gardes françaises, des clercs de la basoche, des harangueurs du Palais-Royal (parmi lesquels Camille Desmoulins), et même le curé de Saint-Etienne-du-Mont qui, à tout hasard, a amené une centaine de ses paroissiens... Mais soudain quelqu’un gronde : « On veut nous faire perdre du temps ! » La foule se gonfle et, sautant dans les fossés, remonte dans la cour, maîtrise les sentinelles, s’empare de vingt-sept canons et de trente-deux mille fusils cachés dans les caves. La plèbe maintenant est armée...
NEUROTIC FISH / PROSTITUTE
18:03 Publié dans ANTIBEAUF | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire
02.10.2007
LA SUITE (11)
« LE DERNIER GANG » : Beau reportage à trop gros grains sur ce « Brain » hors de son élément naturel & il est vrai pas vu à sa juste valeur et enfin accessoirement sur une compagnie théatrale constamment provoquée sinon simplement bousculée et/ou heurtée ( En cela beau reportage sur une lente accumulation soigneusement choisie de préférence ) démontrant par A + B qu’il vaut mieux savoir jouer pour anticiper toute action artistique à défaut de savoir lire et/ou tenter toute communication avec tout être légèrement diminué et/ou acteur(trice). ( Ne ratez pas svp & sans vous tromper ce fameux caractère appelé « Bouche d"égout »... )
( The Couple@ )
« L‘HEURE ZERO » : Gentil polar à la papa qui ne risque pas de déranger personne ( Quoique... ) & sortant – par mégarde ?- diverses de ces évidences visiblement non-connues, & surtout au sujet de cette jalouserie mal cachée ; agacante en effet.
( The Ones Who Can Comes Uniquely In These Parties@ idoo. Com + Stalker1@ )
« LA BETE 2 « :
( Timid Surgeon@ + Beautiful Peak )
« CASSANDRA‘S DREAM « : Ce film est surtout valable pour sa première demi-heure. Je cherche aussi 1 lit à baldaquin en fer forgé rouge ou non. Il n"y a pas de rapport avec quelque site, site web ou film géniaux non-produits.
( Etienne V.@ + The Only Liars. )
« LES ROIS DE LA GLISSE » ( - - o ) - + - : De cette production post-hawaienne mélangeant maladroitement images d’archives & documentaires un peu variés il ne restera sûrement pas l’effet des meilleures productions Pixar ; survolants agréablement cette histoire inachevée & baclée aux clichés trop inexistants pour être insipides, quant à ce « Maverick » prétendant s’occuper de cette fascination purement keynesienne des objets, il ne contient pas ce fameux double effet permettant d’échapper aux teens-movies de base.
( Thinking Shark@ )
« THE KENNEDYS « ( Collier + Horowitz ) ( Summit books ) : Merveilleuse bio de ces scandales + faits bien souvent cachés de tous & qui ont – surtout... – conduite cette famille jusqu‘ à la présidence.
( B.S )
« COMMUNION » : On a tous aimé ces diverses & variés tranches de vie ponctuées parfois d’absurde et surtout pas faites pour plaire à tout le monde à qui il ne manque que ce relief irréel utile parfois.
( The Norm + N.G )
( AVIS COMPRIS : Stalker1 ne peut bien évidemment répondre à tous ; en conséquences de quoi les têtes sont surtout bienvenues.)

«NOCTURNA « : Evident Gonzo journalisme ponctué de ces vérités un peu trop naives pour être totalement prises au sérieux et manquant du reste de personnages pour être tout à fait « in ». 0 1 2 3 4 5 6
( Iwant2Die.com + These Tall & Rich Stupids Things )
« DEUX VIES + UNE » ( ************** ) : Il s’agit là manifestement d’une des œuvres surtout visibles aujourd’hui & donc bien trop aimable pour être totalement appréhendé si ce n’est – de plus – que ces gens extrêmement impudiques clament sans cesse l’appartenance à quelque de ces communautés ; Sûrement pas si en difficulté. Phrase-clé : « C‘est parti tout seul. »
( Constant Mediocrity ) ( TM ) ( All rights reserved. )
« SUPERGRAVE » : Déjà vu.
( The Innocent G.@ idoo.com + M.E )
( This Truly Mad Trader + H-D )
« THE ORGANS » : Intéressante énième œuvre de ce dieu quelque part ou l’on peut distinguer ces héros qui donnent tout de même un peu d’eux et ce tous les jours tout en n’ obtenants que ces sourires mi-figues et/ou perplexes gratifiants et création certaine d’ou l’on pourrait en effet les imaginer du haut de ces fameux trottoirs automatisés sinon dans une autre de ces dimensions et ce pratiquement tout ce temps. ( God of Your Wishes + PIG View@ + Plan B.com )
« LE SECOND SOUFFLE »( 2 H 36 ) : Agréable feed-back avec la star M.Belluci de cette époque bénie sans portables et ou les héros disposants d’un peu de ce respect de soi-même ( & que ces diverses & tout de même petites putes au masculin l’entourant ne peuvent de toute façon pas comprendre ) tels que ce crédible Gu – qui n’aime pas, de plus, que les pourceaux lisent par-dessus son épaule & on le comprend... - recevaient une de ces fins ( très) mérités. ( Albert 8 + These Sexy Beasts )
20:20 Publié dans ANTIBEAUF | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, cinéma, "alternatif" & autres...






























